C’est décidé, vous allez voir un psy ! Oui, mais lequel ? Comment le trouver ? Comment être sûr de ne pas tomber sur un charlatan ? Nous avons posé la question à nos lecteurs qui, en ce domaine, ont une expérience à faire partager. Avec les commentaires de la psychiatre Sylvie Angel, auteure de Comment bien choisir son psy.

Où trouver son psy ?

« Pour mon premier psy, j’ai ouvert les Pages jaunes, raconte Nicole. Psychanalystes, psychiatres, psychologues : comme je ne connaissais pas leur spécificité, j’ai procédé par élimination. Un psychanalyste ? Je ne voulais pas en prendre pour dix ans. Un psychiatre ? Je n’étais pas folle, je voulais juste comprendre ce qui m’arrivait. J’ai choisi une psychologue. J’avais pris pour seul critère le fait qu’elle exerce dans mon quartier. Le premier contact a été très mauvais. Manifestement, elle avait des problèmes personnels à régler. Je n’y suis pas retournée. Et j’ai mis des mois avant d’en consulter un autre. »

Consulter le psy d’un ami ou d’un parent ?

« Quand j’ai été licencié, je suis allé voir le psy de mon ami François, explique Antoine. Quelques mois après, je suis tombé amoureux de Nathalie, une jeune femme que François m’avait présentée. J’en parlais beaucoup lors de mes séances. En bon thérapeute, le psy restait sur sa réserve, mais je sentais bien que cet engouement pour la jeune femme l’agaçait. Un beau jour, François m’a appris qu’il emménageait avec Nathalie. Quel choc. Mon psy, qui recevait toujours François, le savait forcément. Il avait respecté le secret professionnel, mais je me suis senti trahi, ridiculisé. »

Un homme ou une femme ?

« A 17 ans, je suis devenue anorexique, raconte Aline. On m’a proposé une psychothérapie à Quimper. J’ai insisté pour être suivie par un homme. Je crois que j’espérais le séduire pour le convaincre que j’allais bien et m’éviter une difficile introspection. C’était un bon psy, il n’a pas été dupe et nous avons travaillé deux ans ensemble. Après avoir vaincu mon anorexie, j’ai commencé une nouvelle analyse, cette fois avec une femme, sans doute pour me réconcilier avec ma féminité. Que mon premier psy ait été un homme et le second une femme, ça a compté pour moi sur le moment. Mais au fond, ce qui m’a vraiment aidée, c’est qu’ils connaissaient bien, tous les deux, le problème de l’anorexie. »