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Le jour où j’ai décidé de devenir freelance

Laura
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Il était une fois un trente et un mai mille neuf cent quatre-vingt dix neuf, à seize heure… je rigole, on ne va pas remonter si loin !

Plus sérieusement, aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours aimé la liberté. Pouvoir vivre la vie que j’ai décidé de mener, sans être contrôlé. Détestant l’autoritaire, adorateur d’indépendance, j’ai très vite compris que je ne serai jamais épanoui au sein d’une entreprise.

Les études, dans tout ça ?

Très clairement, j’en ai toujours été capable. Seulement, je ne m’y suis jamais senti à l’aise. Mauvaise pression, légère phobie scolaire, naturellement angoissé. Autant de raisons qui me faisait me sentir mieux uniquement lorsque je me retrouvais seul.

Passé le lycée, un bac économique et social en poche (mention assez bien), je me suis dirigé vers la faculté de droit. Je pensais plus que tout que j’allais adorer ça. Et pourtant. Généralement, le contenu me plaisait. Mais le système de la faculté, ainsi que la méthode éducative, me poussaient de plus en plus vers la porte de sortie. Je tiens quand même à souligner que durant cette année, que je n’ai pas terminé, j’ai eu l’immense chance de rencontrer un ami qui m’est aujourd’hui très précieux (bonjour Julien). D’ailleurs cela m’a permis, bien plus tard, de comprendre un tas de chose. Si je percevais cet abandon d’étude comme un échec, il m’avait quelque part aidé à avancer. Je ne savais pas encore trop ce que je voulais, mais une chose semblait sûre : je savais que je ne voulais pas ça.

Je dis bien « semblait », car après avoir terminé l’année entre échec de jobs et procrastination chez mes parents, j’ai retenté la fac. Deux fois. Une rentrée en Psychologie, et une réorientation en Lettres. Tout ça pour réitérer l’abandon quelques mois plus tard, suite à un rendez-vous déterminant avec une psychologue géniale qui m’a aidé à prendre conscience que je ne vivais pas ma vie, mais celle d’un autre.

Avant de vous raconter mon nouveau départ, j’aimerai vous parler un peu de mon expérience de jobs en tant que salarié

Brièvement, après avoir abandonné le droit, j’ai été embauché au sein de la célèbre chaîne de restauration rapide : McDonald’s. Je n’ai pas su tenir plus d’une semaine. Je ne m’y sentais pas bien, ou peut-être était-ce la flemme ? Chacun aura son avis. Toujours est-il que j’ai préféré partir, plutôt que de souffrir inutilement. Très clairement, ce n’était pas ma prédilection. Est-ce que c’est celle de quelqu’un, même ?

Puis, plus récemment, j’ai été convoqué dans une célèbre et très convoitée entreprise de ma région : Inter Mutuelles Assistance (IMA). Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une société d’assistance qui propose des contrats à temps partiels très bien payés. La réunion s’est bien passé, puis j’ai du passer des tests. Quelques jours plus tard, on m’appelle. On me soumet une offre de six mois, en CDD, alors que j’avais postulé pour un post saisonnier de seulement quatre mois, débutant qu’en Juin. J’accepte avec un grand sourire.

Vous imaginez bien que si je vous écris ces mots, c’est que je suis parti.

Pour être préparé à ces six prochains mois, il nous fallait suivre une semaine de formation. Tout se déroulait correctement. Le formateur, Jean-Philippe, est d’une pédagogie est d’une gentillesse à tout épreuve. Mes collègues eux aussi, sont extrêmement bienveillants à mon encontre (ils sont, pour la majorité, de cinq années mes aînés).

Toujours est-il que, jusqu’au dernier jour où nous devions prendre des appels d’assurés, je pensais qu’une semaine après, je décrocherai le téléphone sur les plateaux téléphoniques de l’entreprise.

Eh bien… non. Au moment d’être évalué pour la dernière fois quant à ma capacité à occuper un tel poste, je perds mes moyens et craque littéralement au téléphone, aux côtés de mon formateur qui double écoute la conversation. On parle énormément lui et moi, et face aux faits, décidons qu’il est préférable pour moi qui ne semble pas compatible avec le poste, de finalement rompre ma période d’essai.

Douche froide. Encore une fois une belle perte de confiance en moi.

Mais dans un coin de ma tête, je me dis quand même que tout arrive dans un but précis, et que je ne dois évidemment pas abandonner sous prétexte que j’ai échoué en tant que salarié, et en tant qu’étudiant.

Pourquoi ai-je choisi de prendre mon indépendance en devenant freelance ?

Je pense que j’ai toujours aimé le fait de devoir compter uniquement sur soi-même. Je trouve cela extrêmement stimulant. Si on désire posséder quelque chose, ou atteindre tel ou tel objectif, il suffit de se surpasser. Personne ne pourra nous refuser nos vacances, ni notre augmentation. Tout ne dépend que de nous-même.

En tant que rédacteur et écrivain freelance, j’estime qu’une partie non négligeable de mes compétences me sont innés, et que le reste m’ouvre ses bras au sein de formations, notamment disponible sur Udemy.

Je ne dis évidemment pas que les études sont inutiles. Seulement que chacun accède à ses compétences de manières différentes, que certaines ne nécessitent pas un apprentissage, et que le milieu d’internet étant très mouvant, des longues études sont parfois vaines.

Toujours est-il qu’au final, seul le client sera apte d’en juger.

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Merci de m’avoir lu. Je vous invite à commenter, et selon votre besoin, à me soumettre votre projet d’écriture en passant par le menu.

Article proposé par Guillaume Lamiaud.

Laura
Laura

Ancienne professeur reconvertie dans la rédaction. Auteur et romancière du dimanche. Je m'essaie au journalisme durant la moitié de mon temps. Cette activité que j'exerce pour plusieurs journaux et magazines est devenue une passion !

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